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25.04.2007

Enfin, tout est possible!

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Et sans le juge qui vient d'écrire un livre intitulé "RUPTURES" qui devait être édité par Michalon et qui a été censuré!!!

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24.04.2007

Les "non-dupes errent"

Impossible de comprendre ce qui se joue en ce moment dans notre beau pays sans faire appel au bon docteur Freud.
Ce besoin des gens de se voiler la réalité, d'accepter la duperie, la roublardise et le mensonge, comment l'expliquer?

A quelles tendances profondes correspond ce besoin de se jeter dans les bras de quelqu'un dont la personnalité et les prises de position sont plus que contestables ???
En niant les déterminants sociaux, Sarkozy nous déchargent de notre responsabilité individuelle. Alors qu'il prône la liberté et le mérite, son message implicite est le suivant : je sais ce qui est bon pour vous, j'ai les solutions, faites moi confiance. En se situant le plus souvent sur le registre affectif, ("je vous aime" - "la France m'a tout donné, je vais lui rendre"...) il laisse à penser qu'il va nous protéger, nous prendre en charge.
C'est donc un discours très paradoxal:
alors qu'il défend le libéralisme et le mérite individuel, il se présente comme  l'homme messianique, le Père éternel qui étend sa bienveillance sur ses enfants. C'est un Père tendre mais c'est un Père juste qui sait choisir entre les bons et les mauvais. Récompenser les bons et punir les mauvais!
Le Père tout-puissant - ne disait-il pas il y a peu: un journaliste qui ne m'aime pas est un journaliste qui ne m'a pas rencontré! - décrète qui doit vivre ou mourir: pas de réparation possible, le mal est inscrit dans les gênes, rien ni personne n'y peuvent rien!
Pas étonnant qu'il déclare que la phrase la plus absurde qu'il ait lue c'est:"connais-toi, toi-même" de Socrate.
Chercher à se connaître c'est introduire du désordre, c'est accepter l'incertain, le je ne sais quoi et le presque rien, comme le dit Jankelevitch. C'est surtout admettre que l'homme est en recherche permanente de lui-même et qu'il est PERFECTIBLE!
Sarkozy, c'est la fin des sciences humaines!
  

23.04.2007

Un long hiver s'annonce...

Dix mauvaises raisons de croire à la victoire de Sarko:
- son envie
- son autoritarisme et ses problèmes narcissiques.
- son talent oratoire et sa capacité à berner les braves gens: discours sur la rupture...
- sa capacité à faire prendre des vessies pour des lanternes: le "rêve français", les "accidentés de la vie"
- la droitisation de la société française: le profit avant la solidarité
- la lepénisation des esprits:  le rejet de l'autre, la répression plutôt que l'éducation.
- la machine de guerre UMP, redoutable.
- l'agressivité et le savoir-faire de la "garde rapprochée"

- le refus d'une majorité de français d'être gouvernés par une femme.
- le besoin de remettre son destin entre les mains d'un chef.
Bonnes ou mauvaises raisons???

... triste réalité.

Définitif (suite)

...suite de l'entrevue accordée par le Ministre de l'Intérieur le 20 février à Michel Onfray..

" ...Pas d’échanges, mais une machine performante à récuser les questions pour éviter la franche confrontation. Cet homme prend toute opposition de doctrine pour une récusation de sa personne. Je pressens que, de fait, la clé du personnage pourrait bien être dans l’affirmation d’autant plus massive de sa subjectivité qu’elle est fragile, incertaine, à conquérir encore. La force affichée masque mal la faiblesse viscérale et vécue. Aux sommets de la République, autrement dit dans la cage des grands fauves politiques, on ne trouve semble-t-il qu’impuissants sur eux-mêmes et qui, pour cette même raison, aspirent à la puissance sur les autres. Je me sens soudain Sénèque assis dans le salon de Néron…"
à suivre...

de plus en plus inquiétant !!!

22.04.2007

Définitif !

 Extrait d'une note de  Michel Onffray qui raconte son entrevue avec Sarko :
"Arrivée du Ministre de l’intérieur avec un quart d’heure d’avance, il est 17h00 ce mardi 20 février. Début houleux. Agressivité de sa part. Il tourne dans la cage, regarde, jauge, juge, apprécie  la situation. Grand  fauve blessé, il a lu mes pages de blog et me toise – bien qu’assis dans un fauteuil près de la  cheminée. Il a les jambes croisées, l’une d’entre elles est animée d’un incessant mouvement de nervosité, le pied n’arrête pas de bouger. Il tient un cigare fin et long, étrange module assez féminin. Chemise ouverte, pas de cravate, bijoux en or, bracelet d’adolescent au poignet, cadeau de son fils probablement. Plus il en rajoute dans la nervosité, plus j’exhibe mon calme.
 Premier coup de patte, toutes griffes dehors, puis deuxième, troisième, il n’arrête plus, se lâche, agresse, tape, cogne, parle tout seul, débit impossible à contenir ou à canaliser. Une, deux, dix, vingt phrases autistes. Le directeur de cabinet et le porte-plume regardent et écoutent, impassibles. On les imagine capables d’assister à un interrogatoire musclé arborant le même masque, celui des gens de pouvoir qui observent comment on meurt en direct et ne bronchent pas. Le spectacle des combats de gladiateurs.
 Je sens l’air glacial que transportent avec eux ceux qui, d’un geste du pouce, tuent ou épargnent. Poursuite du monologue. Logorrhée interminable. Vacheries lancées comme le jet de fiel d’une bile malade ou comme un venin pulsé par le projet du meurtre. Hâbleur, provocateur, sûr de lui en excitant l’adversaire à se battre, il affirme en substance  : « Alors, on vient voir le grand démagogue alors qu’on n’est rien du tout et, en plus, on vient se jeter dans la gueule du loup… » !
 Je fais une phrase. Elle est pulvérisée, détruite, cassée, interdite, morcelée : encore du cynisme sans élégance, toujours des phrases dont on sent qu’il les souhaiterait plus dangereuses, plus mortelles sans parvenir à trouver le coup fatal. La haine ne trouve pas d’autre chemin que dans cette série d’aveux de blessure. J’avance une autre phrase. Même traitement, flots de verbes, flux de mots, jets d’acides. Une troisième. Idem. Je commence à trouver la crise un peu longue. De toute façon démesurée, disproportionnée..."
Dites, les copains, c'est vraiment ce mec-là que vous voulez pour la France ????

Les gogos

Je me permets d'extraire une petite partie d'un formidable article trouvé sur le blog d'Erin (merci à elle)

«Pour la présidentielle, le débat ne porte pas sur les programmes mais sur une quête de sens; on vote pour sa propre image», analyse Jean Viard, sociologue au Cevipof. Et l’ancien maire de Neuilly est passé maître dans l’art de bien communiquer, le fils d’immigré hongrois s’est forgé une identité de meneur intransigeant qui plaît aux Français.

«Sarkozy fait partie de ces rares candidats, avec Bové ou Besancenot peut-être, qui suscitent un vote d’adhésion totale ou un rejet. Ceux qui affirment qu’ils voteront pour lui sont sûrs de le faire, contrairement aux partisans de Bayrou. Le candidat UMP représente l’ordre et la volonté, c’est ce symbole que vont élire les gens, argue Max Sanier, sociologue spécialiste en communication. Un vote TF1? Oui, il y a de ça; les Français ont la trouille, de l’ouverture, de l’étranger, et Sarkozy les rassure. Ils ne connaissent rien à son programme économique mais retiennent ses propositions à propos de l’insécurité et de l’immigration. La crise des banlieues est passée par là et beaucoup ont le sentiment que seul Sarkozy saurait faire face à de nouvelles émeutes.» Sur le site du candidat, une horloge égrène les secondes, les minutes, les heures et les jours avant les résultats du second tour. Et ignore carrément le premier."

CAROLINE STEVAN

Les Français ont-ils tant besoin d'un petit chef ????

Pourquoi? mais pourquoi?

20.04.2007

Un jeu d'échecs

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Avant d'aller voter, peut-être est-il bon de se souvenir de ces 5 années de gouvernement de la droite:
le bilan n'est pas brillant, vraiment :
- sur le plan économique, nous sommes, paraît-il à la traîne, derrière l'Allemagne, la Grande-Bretagne, l'Espagne...
la gestion calamiteuse de grandes entreprises comme Airbus, la privatisation tous azimuths comme, par exemple, les sociétés d'autoroutes, que rien ne justifiait.
- sur le plan social, deux crises majeures, toutes deux provoquées par des initiatives intempestives des ministres : en 2005, la révolte des banlieues et plus récemment, le CPE.
- sur le plan européen, gestion lamentable du dossier aboutissant au résultat au référendum que l'on connaît!
- sur le plan international, la diplomatie française a beaucoup perdu de son influence, au Moyen Orient et même en Afrique ce qui nous place un peu partout à la remorque des américains.
- sur le plan judiciaire, réforme inaboutie et critique des magistrats au plus haut niveau.
- sur le plan culturel, désarroi de bien des français sur l'identité nationale et montée des idées extrémistes.
- sur le plan environnemental, beaucoup de bonnes paroles mais peu d'actions concrètes...
Une bonne chose quand même : Chirac nous a évité un désastre en Irak,  - dommage que le candidat UMP ait été dire à Bush que nous avions eu tort! enfin!

Avec un pareil bilan, vous trouvez qu'ils sont encore crédibles, un tout petit peu, vous???? 

10.04.2007

Les "valeurs" de la droite.

A l'heure où nos candidats se perdent dans les opérations de séduction (marketing oblige), il est temps d'en revenir aux fondamentaux.

Ce jeu de dupes qu'est la campagne électorale aura au moins permis de clarifier les positions.
Les choses sont maintenant plus claires, ceux qui vont voter à droite doivent être conscients qu'ils défendent les valeurs suivantes :
- l'ordre autoritaire comme principe du lien social.
l'encadrement policier, la répression,  la violence, le fichage, au détriment de l'intervention sociale, de la prévention, de l'éducation.
- le profit comme moteur du fonctionnement social.
Priorité donnée aux actionnaires sur les salariés, à la capitalisation sur la répartition, à la discrimination sur la solidarité.
- l'atlantisme:
la conviction que le modèle américain doit s'imposer à tous et que le sens de l'histoire va vers le tout pouvoir laissé aux multinationales.
INDIVIDUALISME, CULTURE DU MEPRIS, INDIFFERENCE AUX PREOCCUPATIONS ENVIRONNEMENTALES ET PRIORITE A LA REPRESSION ET AU REJET DE L'AUTRE, voilà la vision de la droite.
A nous de jouer!

09.04.2007

Les sarkos de gauche

Les sarkos de gauche me font penser à la gentille grenouille qui somnole au bord de l'eau!
Un petit scorpion tout excité et tout gonflé d'importance arrive et veut traverser la rivière.
"Gentille grenouille tu vas bien me faire traverser sur ton dos, je te donnerai une grosse récompense"
"Oh là, dit la grenouille, tu vas me piquer oui!"
"Mais si je te pique, je coulerai avec toi, allez, accepte"
"Bon d'accord, dit la grenouille"
Au beau milieu de l'eau, le scorpion sort son dard et pique la grenouille!
Celle-ci se retourne incrédule!
"Excuse moi, dit le scorpion, j'ai pas pu m'en empêcher"

Gageons que le scorpion avait prévu un plan B.

TOUS COUPABLES

Hier soir au JT, une inteview d'un jeune de banlieue qui déclare: "aujourd'hui en France, nous sommes tous coupables! Coupables d'être au chômage, coupables d'habiter dans une cité, coupables d'avoir arrêté notre scolarité, d'être immigrés...etc..."
J'ajouterai: coupables d'êtres jeunes, d'être vieux, d'être non qualifiés, d'être pauvres, d'être handicapés...
Voilà où nous mènent 5 ans de gouvernement de droite: Promesses non tenues, mensonges d'Etat, priorité donnée à la répression, destruction des ressources naturelles...
Le culte de la réussite individuelle, du profit et de l'argent-roi, l'oubli du sens de l'engagement collectif, ne peuvent conduire qu'au repli sur soi, c'est-à-dire à la culpabilité et à la désespérance.
Les candidats de droite nous promettent le bonheur pour tous par le nivellement par le bas.

"Tous exploités, mais tous pareils"!

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