08/06/2011
Le naïf et le RSA

Martin HIRSCH n'est vraiment pas content.
Le RSA a dégagé selon lui un excédent d'un milliard en 2010.
"Cet argent, c'est la différence entre d'un côté, la subvention et la taxe sur les revenus financiers que l'on a créée avec le RSA, et de l'autre les dépenses de RSA pour les gens qui travaillent.
Il est utilisable. Qu'est-il devenu ? Comme par ailleurs on allège l'ISF, on ne peut exclure que ce milliard serve à cela, et finisse donc dans la poche des plus riches."
Mais qu'est-ce qu'il croyait le cher homme ?
Petit soldat de la solidarité parachuté dans le repaire des rapaces, il allait à lui seul changer le monde ???
Son bouquin sur les conflits d'intérêt épinglait déjà Monsieur Coppé. Maintenant on lui donne 6 minutes pour s'exprimer à l'Université d'été de l'UMP. De quoi se plaint-il ?
Quand même, je suis toujours effaré devant la naïveté de nos hommes politiques.
On le savait bien nous que les Dati, Amara, Yade n'étaient que des alibis. Que les Kouchner, Boquel, Hirsch n'étaient que des fantoches.
Faut-il que le pouvoir et les "honneurs" aveuglent à ce point pour faire perdre toute clairvoyance et même toute dignité à des gens qui, par ailleurs, doivent être plutôt sensés?
Il en aura fallu du temps pour que Monsieur HIRSCH ouvre les yeux et s'aperçoive que le sarkozysme n'est qu'une entreprise au service des plus riches.
19:05 Publié dans Eclats de rire | Lien permanent | Commentaires (10)
La peur au ventre

Situé dans une région qui produit 80% des concombres français, je ne peux que me montrer solidaire vis à vis de ces "producteurs" (faut-il encore les appeler "maraîchers"?), victimes des peurs irrationnelles qui secouent nos sociétés occidentales hyper-informées.Pourtant, rien n'arrive au hasard et la crise actuelle n'est que le produit des choix technicistes qui, sous prétexte de rentabilité, ont transformé l'agriculture paysanne en INDUSTRIE AGRO-ALIMENTAIRE. Des méthodes industrielles avec des espaces de culture (faut-il encore les appeler des "champs"?) calibrés, standardisés, normés, où les légumes n'ont plus vu de terre depuis bien longtemps... des tomates et des concombres qui poussent hors sol, des salades plantées dans le sable !!!!
L'hyper-spécialisation des terres n'a été possible que par l'intensification des intrants chimiques et par la multiplication des transports internationaux.
La rationalité technicienne des producteurs a engendré l'irrationalité des comportements des consommateurs.
NORMAL.
Nous sommes ce que nous mangeons, dit-on!
La rentabilité et la compétitivité, maîtres-mots de la mondialisation libérale, appliquées à la nourriture, ne peuvent que provoquer ces moments de folie qui ne sont que de brutales prises de conscience de la stupidité du système.

Folie pour folie, vive les herbes folles. elles n'ont jamais nourri le corps de l'homme mais au moins elles lui ont permis de rêver !
09:21 | Lien permanent | Commentaires (9)


