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20/02/2009

Petits faits sans importance

rouge-et-noir.wjpg.jpgLorsqu'on se donne la peine - et le plaisir - d'observer la vie politique comme elle va, on se doit d'aller au-delà des coups de com et des discours manipulateurs qui les accompagnent nécessairement, surtout en temps de crise.
Ainsi ces jours derniers quelques faits relayés discrètement par les médias m'ont paru particulièrement significatifs de l'état d'avancée de notre société.

- Communiqué de presse du 19 février 2009 de la Société Générale:
  "le dividende passe de 0,70 par titre à 1,20 euros".
 (merci à Jean Noël)

- Raymond Soubie, le conseiller social du président, devient le principal actionnaire d'une agence de presse spécialisée sur  l'actualité sociale. (cf Rue 89)

- Descente de police dans la communauté Emmaüs de Marseille. La force publique exige qu'on leur fournisse les dossiers des personnes résidentes en particulier celles ayant un nom à consonnance étrangère.

- à Paris, un militant écope d'une amende de 175 euros parce qu'il  vend "l'huma dimanche" dans la rue. Motif "vente à la sauvette".

 Si vous pensez que ces petits faits sont purement accidentels, rassurez moi ... vite !

18/02/2009

La fin d'un monde

 

A quelques heures de ce que le gouvernement affecte de dramatiser en le présentant comme un "sommet social", permettez moi de réaffirmer ma plus grande méfiance vis à vis de ce type d' évènement que certains appellent "grand'messe" et que je nommerais "coup de com" pour un président qui cherche ainsi à reprendre la main, car il ne connaît que cette manière de gouverner : donner l'illusion que lui seul peut tout!
La preuve, il prévoit - encore une fois - de faire ce soir une déclaration capitale à la nation, la deuxième en 15 jours!

Ce comportement montre que le président n'a pas vraiment pris la mesure de cette "crise", qui est la remise en cause radicale du modèle de développement occidental et donc de la place du travail salarié dans la socialisation des citoyens.
Ce dont nous avons besoin désormais, ce n'est surtout pas d'un matamore qui jouit du pouvoir mais d'un leader qui réfléchit en profondeur et analyse les véritables enjeux de ce moment crucial de notre civilisation.
"Ce qu'on nomme la crise n'est que la longue et difficile réécriture qui sépare deux formes provisoires du monde."
  Jacques Attali  "Les Trois Mondes"