19/02/2011
Théatre d'ombres

Depuis le "casse toi, pôv' con", le président nous a invités à traduire la langue diplomatique en langage vernaculaire (pour être poli).
Ainsi le discours au G20 hier voulait exactement dire ceci:
"Salut les p'ti mecs !
Bon, les dabuches, faut arrêter, là. Les ceuss qu'ont déconné, va falloir qu'ils casquent. Ces enfoirés d' ATTAC, faut bien dire qu'ils avaient raison avec leur taxe Tobin. Faut taxer, faut taxer !
Et puis on va lancer un nouveau truc pas bidon, un secrétariat permanent du G20 pour niquer les p'ti malins. J'ai plein de potes à y mettre.
Toi, DSK, j't'ai fait nommer au EFFEMI, alors viens pas me chanstiquer à Pantruche, t'as assez de turbin là-bas ! Merde alors.
Y a plus que des ingrats (doubles dans ton cas!).
Pour finir, soyez sympas avec mézigue, c'est mon dernier fait d'armes. Si je pouvais m'en servir pour ma prochaine campagne électorale, ça serait super extra génial!
Salut les gniards, venez becqueter, j'vous revaudrai ça sur le zinc. Pas de lézard, c'est les bouseux qui payent !"
Et pendant que tous ces beaux personnages se rengorgent dans leur cage dorée, la terre continue de se réchauffer, les ressources de s'épuiser et les abeilles de mourir !
Merci les p'ti mecs !
(La photo a été prise au Musée du Quai Branly.)
10:19 Publié dans Eclats de rire | Lien permanent | Commentaires (4)


