20/06/2012
Mauvaise conscience
Dès qu'il sort dans la rue, chacun de nous est confronté au spectacle d'une main qui se tend ou d'un petit groupe de jeunes ou de moins jeunes avec ou sans chiens qui près d'un litron s'étalent sur le trottoir.
Sauf à considérer que ces gens-là n'ont que ce qu'ils ont cherché, le sentiment qui nous anime est trouble, ambigü : compassion, inquiétude, dégoût, crainte, impuissance, mauvaise conscience !!!
Les causes de cette déchéance sont nombreuses:
Jeunes errants sans aide adaptée après un long séjour en Foyers de l'Enfance, personnes ayant perdu leur emploi et n'ayant pas reçu de soutien familial, femmes avec enfants issues de communautés étrangères non insérées... les situations vécues sont multiples.
Alors que faire ?
Commencer comme toujours par interroger l'organisation sociale et le contexte économique car ce sont eux d'abord qui produisent l'exclusion et pas la mauvaise volonté des individus comme aime à le dire la droite libérale.
Et puis, concrètement, on n'est pas obligé de donner du fric - d'ailleurs certains n'en demandent pas - ni non plus de leur jeter un regard méprisant !
Hier, le collectif "les morts de la rue" rendait hommage à ces 264 SDF morts dans la rue cette année. Rappelons que l'espérance de vie y est de 48 ans.
Tiens, au même moment, au MEDEF, on se scandalisait de la future augmentation d'impôts pour les plus riches et David Cameron se disait prêt à les accueillir en GB.
10:05 Publié dans Eclats de voix | Lien permanent | Commentaires (4)


