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28/01/2008

"Capitulards"

a219c8d45f684c84a263b7abfd5f7534.jpgJanvier 2008 restera marqué par un accord MEDEF / FO.CFDT.CFTC.CFECGC.
Il fallait voir Fillon crier victoire à la télé et Sarko se rengorger!
Sous prétexte de "modernisation" et de mise en application des directives européennes, sous la pression du gouvernement qui a brandi les pires menaces, explicites ou cachées,  (cf projet de loi sur la représentativité des syndicats), 4 organisations ont cédé.
"Flexisécurité", licenciement "amiable", cet accord est une grande victoire du patronat.
En grignotant le code du travail, en réduisant les droits chèrement acquis des travailleurs, en précarisant encore un peu plus la situation des salariés!
FO trouve que c'est un "bon compromis"!
La CFDT se félicite de "cette crédibilité retrouvée du dialogue social"
La CGT - non signataire - "salue "l'importance du travail réalisé".
Alors où en est-on?
Les bons esprits ont dit souvent que la tradition révolutionnaire du syndicalisme français n'avait pas permis au monde du travail de s'adapter à la modernité et que la rigidité des structures était responsable de la montée du chômage!

Alors assiste-t-on vraiment aujourd'hui à une rupture grave et définitive dans l'histoire du mouvement ouvrier ?
Cet accord marque-t-il un tournant décisif dans les grandes orientations du syndicalisme français ?
Doit-on s'attendre désormais à une cogestion généralisée patronat/syndicat des relations sociales dans l'entreprise ?
La poursuite de l'aide publique accordée aux organisations sera-t-elle directement proportionnelle à leur soumission ?
Est-ce à dire que la classe ouvrière organisée n'est qu'un lointain souvenir ?
Que la mondialisation a ringardisé toutes les formes traditionnelles de luttes sociales?
Que la lutte des classes a vécu ?
Que la grève est à ranger dans la galerie des archives ?

La faiblesse mesurée au nombre d'adhérents, la division et la lutte intersyndicale, l'institutionnalisation sclérosante parfois, tout cela alimente ce qu'on appelle "la misère du syndicalisme".
Tout cela est vrai sans doute,
Mais que deviennent nos croyances en un syndicat école de solidarité, de justice sociale et de promotion salariale ?
Que reste-t-il de nos espoirs en une société d'hommes debout, dont la dignité s'est forgée dans l'action collective et la lutte solidaire?
(Merci à Patsy pour son émission sur AlternantesFM)

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