Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

03/05/2009

Le rêve américain

pic29510.jpgIl me semble que la "crise" a ceci d'intéressant qu'elle révèle - pour ceux qui en doutaient - le sens profond du projet gouvernemental français, à savoir la privatisation généralisée de toute l'activité.
En cela nous continuons à courir derrière le "modèle" américain, celui-là même qui a engendré cette crise.


En effet, depuis les années Reagan, les USA ont axé leur développement sur :

- le crédit et la stagnation des salaires,

- la dérèglementation,
- les nouvelles technologies et la destruction des emplois industriels (au profit de la Chine)
- une politique de prix bas dans la grande distribution, au détriment des conditions de travail des salariés (Wal-Mart)
- le développement des services à la personne,
- le creusement des inégalités,
- l'indigence des protections sociales,
- le creusement de la dette extérieure,
- le système carcéral pour régler la question sociale.. etc...

C'est exactement ce vers quoi notre gouvernement nous entraîne !!!
Mon vieux père disait "L'expérience des autres n'a jamais instruit personne".
Quand il s'agit d'un gouvernement, l'aveuglement et l'obstination sont criminels.. Non ?

01/05/2009

PENSER DEBOUT

manif.jpg
1° mai fête du travail!
Du travail chagrin ou du travail plaisir ?
Du travail qui libère ou du travail qui asservit ?
Du travail qui fait vivre ou du travail qui tue ?

Se construire, se transformer, se réaliser par son travail !  
Voilà le discours dominant dans notre civilisation judeo-chrétienne, celle-là même qui, sans vergogne, justifie l'accumulation du capital fondée sur l'exploitation du travail salarié.
Notre crise actuelle est bien le résultat de ce mépris du travailleur au profit de la finance, c'est-à-dire du crédit, qu'on a largement utilisé pour compenser la non-revalorisation des salaires.
"On revient avec le crédit à une situation proprement féodale, celle d'une fraction de travail due d'avance au seigneur, au travail asservi."*

A l'heure où l'on se félicite, à juste titre, de l'unité syndicale, ne nous cachons pas derrière notre petit doigt.


Pourquoi le gouvernement et même le MEDEF font-ils les yeux doux aux syndicats en ce moment ?
Parce qu'ils voient bien qu'avec la montée du désarroi actuel, ceux-ci peuvent représenter un contre-feu utile !Et les défilés du 1° mai une procession liturgique pour exorciser les démons de la rébellion qui vient ...

Le gouvernement sait qu'il ne risque rien devant cette unité de façade.
Car, sans parler de la CFDT qui a toujours une torpille prête contre le mouvement, les autres organisations sont profondément divisées sur l'analyse de la situation et donc sur les moyens d'action.


Ce qui est en cause au fond c'est bien le syndicalisme comme mouvement d'éducation populaire, comme moyen de lutter contre la "servitude volontaire" du travailleur à qui la droite s'emploie à faire croire qu'il est "libre et responsable"**
Ce qui est en cause c'est fondamentalement notre capacité à nous mettre debout, à refuser les couleuvres que les pseudo-savants de la com s'emploient à nous faire avaler.
DEBOUT ENSEMBLE !

* Jean Baudrillard, "Le système des objets".
** N. Sarkozy lors d'un récent discours.

 

 

 


 

10:38 Publié dans Eclats de voix | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : travail