01/03/2011
MOURIR D'AIMER

Une douce pensée pour Annie Girardot qui nous quitte après 79 ans de sincérité, de générosité, de don de soi, à son métier, à son public.
Je me souviens tout particulièrement de "Mourir d'aimer" d'André Cayatte où elle redonne vie à Gabrielle Russier, pathétique enseignante amoureuse et fragile, tuée par la pudibonderie petite bourgeoise.

Là où tu es je parie que tu a déjà retrouvé la mémoire de tous ces personnages de femmes que tu as incarnées avec tant de coeur et qui te ressemblaient toujours un peu. Là tu es avec Renato, le grand amour de ta vie.

J'aime bien quand tu veux montrer à Belmondo que tu n'es pas une bourgeoise.
Ca non, tu ne l'étais pas.
12:33 Publié dans Eclats de verre | Lien permanent | Commentaires (9)
28/02/2011
Le discours d'un roi
Au fond l'itinéraire de sarkozy est exactement l'inverse de celui de ce roi d'Angleterre nouvellement oscarisé !!! Ce qui a plu aux américains sans doute c'est cette volonté, ce courage de dépasser les énormes difficultés à s'exprimer en public, de faire fi de cette appréhension à se faire valoir et à se montrer devant la foule pour permettre au peuple de se rassembler.
A contrario, le président français est parti d'une pulsion exubérante de jouissance du pouvoir.
En accaparant les centres de décision, en disqualifiant ou en annihilant les prérogatives des ministères, en ruinant les grands Corps de l'Etat, en instituant une société de cour, en cherchant à diviser les français, il s'est cru le monarque absolu, le seul et unique capable de REFORMER. "C'est fastoche de gouverner", comme il l'a dit un jour.
Et puis au fur et à mesure que le chaos s'est développé, il a bien fallu lâcher du lest. Petit à petit, il a été bien obligé de faire des concessions, à Fillon, à Villepin, à Juppé maintenant. Tout cela pourrait révèler son grand sens politique. Sauf que son discours d'hier soir où il annonce lui-même le remaniement, démontre qu'il est toujours dans ses vieux démons !
Combat édifiant d'un côté pour se surpasser, mépris et arrogance de l'autre
Le discours de celui qui voulait être roi, un tout petit roi, de plus en plus petit, minuscule, Gulliver au pays des géants.
10:38 | Lien permanent | Commentaires (10)


