08.06.2009
Quel bazar, mon ami!
Quelques mots sur cette plutôt lamentable élection au Parlement Européen.
Au fond il y a 3 sortes d'électeurs en France:
- les sarkozystes, qui votent par intérêt, par fascination ou par ignorance, et en particulier ceux qui choisiront toujours de reconduire le pouvoir en place.
- les antisarkozystes, qui sont exaspérés par ce régime abject et manipulateur, ceux qui, notamment, ont défendu le "vote utile",
- les croyants: ceux qui ont de profondes convictions, qui sont prêts à les assumer et à les défendre becs et ongles!
Les premiers, contrairement au discours triomphaliste ambiant (ce matin Karoutchi se voit déjà président de l'Ile de France) n'ont rien gagné...sinon sur un plan symbolique, ce qui va leur permettre de poursuivre leur politique anti-sociale!
Les seconds ont tout perdu, réellement et symboliquement, bien qu'ils totalisent plus de 25 % des voix. ce qui va les plomber pour longtemps.
Les troisièmes ont l'air d'avoir gagné, mais leurs croyances, si respectables soient-elles, sont si disparates que leur victoire n'est qu'illusoire !
Bien sûr, à cela il faut ajouter l' extrême droite qui totalise quand même encore 10% et surtout prendre en compte ceux qui s'en foutent ou encore ceux qui refusent de se rendre complices de cette mascarade en allant déposer un bulletin de vote dans une urne!
Un beau galimatias dont seule la clique à sarko sort vainqueur!
Vive le pouvoir!
09:34 Publié dans Coups d'éclat | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : élections
12.05.2009
La religion entre morale et politique
A propos du voyage du pape au Proche Orient et observant ses pathétiques efforts pour rattraper sans en avoir l'air, ses erreurs diplomatiques récentes, je me suis souvenu de "La religion des origines", bouquin écrit il y a une dizaine d'années par un paléo-ethnologue italien, Emmanuel Anati.
Pour ce scientifique, il y a 50000 ans existait une religion primodiale, une "matrice commune" à laquelle toute la pensée religieuse et symbolique aurait puisé pour constituer son corpus de croyances et qui pourrait se résumer ainsi :
- une mythologie, concernant notamment la création du monde et de l'homme,
- le culte des morts, et les moyens de les accompagner dans l'au-delà,
- des rituels plus ou moins contraignants.
Malgré la grande dispersion des homo sapiens, les conceptions fondamentales ont subsisté.
Pour cet auteur, l'invention de l'idée d'un dieu personnel ne date que de quelque 8000 ans, au moment où sont apparues les premières civilisations urbaines en Egypte ou en Mésopotamie.
Vraie ou fausse, voilà bien une hypothèse qui mérite attention!
Car depuis l'antiquité nous assistons à d'incessantes guerres de religions, de massacres perpétrés au nom de dieu, l'invention du monothéisme ayant correspondu à une montée de l'intolérance religieuse.
Cette tendance a trouvé son apogée dans le "Gott mit uns" gravé sur les ceinturons des soldats de la Wechmart !
Alors aujourd'hui, dans ce monde globalisé où plus que jamais la religion représente un enjeu planétaire de pouvoir et d'oppression, notre premier boulot est de balayer devant notre porte.
Et pour commencer la remise en cause, se demander ce que représentent la pensée et la pratique religieuse dans les références culturelles qui nous animent!
Altruisme, générosité, amour universel..?
Ou
Maintien et légitimation d'un ordre inégalitaire.. ?
La philanthropie, l'action humanitaire, la charité chrétienne n'aboutissent-elles pas à aider les pauvres pour éviter de lutter contre les causes de la pauvreté, c'est-à-dire de dénoncer les mécanismes de l'exploitation ?
Le "Inch'allah" des musulmans ne sert-il qu'à justifer les politiques d'aliénation, Dieu donnant à chacun selon ses besoins ?
En un mot, situées en équilibre instable entre la morale et la politique, les pratiques religieuses sont-elles des pratiques culturelles comme les autres ???
10:38 Publié dans Eclats de voix | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : religion, morale, politique
08.05.2009
Affabulation créatrice
On sait que, depuis octobre 2007, les salariés effectuant des heures supplémentaires perçoivent un salaire majoré, exonéré de cotisations sociales et non imposable sur cette majoration, tandis que les entreprises bénéficient d'une déduction.
Cette mesure adoptée pour des raisons purement idéologiques coûte 4 milliards et demi d'euros au budget de l'Etat.
Or chez PSA et chez Renault où l'on renvoie les intérimaires et les CDD et où le chômage partiel règne, on continue à recourir aux heures supplémentaires !!!
Parallèlement, depuis janvier, d'importants fonds publics ont été dégagés pour aider les entreprises à indemniser leurs salariés au chômage partiel, et éviter ainsi de les licencier en réponse à la récession.
"C'est paradoxal, mais s'il y a un reproche à faire, ce n'est pas aux entreprises, mais au gouvernement qui incite à faire des heures supplémentaires et en même temps facilite le chômage partiel", estime Eric Heyer, économiste à l'OFCE.
Sur ce sujet, M Copé ment effrontément en affirmant que seules les entreprises épargnées par la crise ont recours aux heures supplémentaires.
Tiens! ça devient un sport national cette tendance au mensonge - disons à l'affabulation créatrice, pour ne pas faire trop prêchi-prêcha - voir Besson qui affirme que le délit de solidarité n'existe pas ou encore Dati qui prétend que la gauche n'a jamais investi dans les prisons.
Il est vrai que les ministres ne font en cela que copier platement sur la copie de leur chef qui n'a jamais été trop préoccupé par la Vérité.
D'ailleurs celle-ci existe-t-elle ? Tout n'est-il pas qu'image et illusion ?
"Pour nos sens incertains, tout n'est qu'illusion fugitive" (St-Ex).
Je propose de demander aux ouvriers licenciés ce qu'ils en pensent, de l'affabulation créatrice et de l'illusion figitive!
10:52 Publié dans Eclats de rire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
03.05.2009
Le rêve américain
Il me semble que la "crise" a ceci d'intéressant qu'elle révèle - pour ceux qui en doutaient - le sens profond du projet gouvernemental français, à savoir la privatisation généralisée de toute l'activité.
En cela nous continuons à courir derrière le "modèle" américain, celui-là même qui a engendré cette crise.
En effet, depuis les années Reagan, les USA ont axé leur développement sur :
- le crédit et la stagnation des salaires,
- la dérèglementation,
- les nouvelles technologies et la destruction des emplois industriels (au profit de la Chine)
- une politique de prix bas dans la grande distribution, au détriment des conditions de travail des salariés (Wal-Mart)
- le développement des services à la personne,
- le creusement des inégalités,
- l'indigence des protections sociales,
- le creusement de la dette extérieure,
- le système carcéral pour régler la question sociale.. etc...
C'est exactement ce vers quoi notre gouvernement nous entraîne !!!
Mon vieux père disait "L'expérience des autres n'a jamais instruit personne".
Quand il s'agit d'un gouvernement, l'aveuglement et l'obstination sont criminels.. Non ?
12:04 Publié dans Eclats de voix | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : modèle américain


