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05/10/2010

Monsieur HITCHCOCK

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Vu, "Double take", film de montage très malin du cinéaste belge Johan Grimonprez.

La mise en parallèle d'interventions d'Alfred Hitchcock, d'extraits de "Les Oiseaux", de spots publicitaires et de courts passages des actualités américaines des années 50 et 60 laisse beaucoup à penser sur le ballet ridicule des grands de ce monde et de leur représentation dans les medias.
Revoir les joutes dérisoires de Kroutchev et de Nixon sur fond de course à l'espace et aux armements, les associer à l'humour corrosif du maître du "Mac Guffin", voilà un choix particulièrement judicieux  pour en montrer le caractère pathétique.
Se référant à J.L. Borges sur le "double" qu'il faut tuer pour ne pas être tué, J. Grimonprez nous propose un voyage dans le temps, ce temps destructeur, ce labyrinthe cher à l'écrivain argentin, ce temps qui, seul, permet le recul salutaire pour apprécier pleinement l' ambivalence inquiète de Monsieur Alfred poursuivi par ses sosies!
Pour moi, ce film sur un "homme timide devenu intimidant", comme le disait F. Truffaut, animé par une "passion exclusive, une émotivité extrême", est un hommage rare car  il emprunte les mêmes chemins tortueux et vivifiants de la complexité, fût-elle grinçante.
A l'heure où l'on veut réduire l'homme à un producteur et le citoyen à un consommateur, ce rappel m'apparaît nécessaire.

04/10/2010

Le bal des hypocrites

gargouille2.w.jpg Les positions qui divisent me répugnent toujours. Elles sont le plus souvent l'expression de chefs plus préoccupés de leur égo que de l'intérêt collectif.  Ceux qui devraient coûte que coûte renforcer leur unité se retrouvent ainsi gravement fragilisés face à un adversaire qui, lui, sait regrouper ses forces.
OUI, mais!
Dans certains cas, il faut bien dénoncer "les traitres à la cause" (sans rire)
L'article de la Tribune reprenant les propos tenus à Libération par François Chérèque me sidèrent!!!
Ce bon apôtre propose "une porte de sortie" au gouvernement. En bon français cela veut dire qu'il a déclaré forfait, que la lutte n'est plus de mise. Alors pourquoi nous faire trottiner un samedi après-midi dans les rues des villes. "C'est la kermesse" comme me le disait un journaliste ? Pour se donner bonne conscience ? Pour camoufler publiquement ce qu'il pense vraiment, à savoir que la bataille est perdue d'avance ?

Ce combat est si difficile! Les arguments de la droite sont si habiles et si puissants! Si la CFDT lâche l'affaire (Thibault n'est pas loin derrière)
Sarkozy peut se frotter les mains et passer pour le sauveur providentiel de la retraite par répartition..
"Si la réforme passe, les français n'auront plus à s'en faire pour leurs retraites", comme il vient de l'affirmer!

Face à une telle démagogie, la direction de la CFDT semble avoir choisi son camp, celui de la déroute en rase campagne!

 Bon! Qu'est-ce qu'on fait ??? 

11:28 Publié dans Eclats de voix | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : retraites