20.09.2008

Les couleuvres, c'est fini!

0bceb414287a4e64f7759eb38d5bd7d4.jpg"Mort de rire", c'est l'expression qu'affectionnait un de mes lecteurs qui venait sur ce site, il y a plus de 2 ans, pour fustiger notre incorrigible tendance à considérer comme nécessaire l'interventionnisme de l'Etat en économie.
Faut-il se souvenir aussi de ce militant UMP qui, pendant la campagne sarkozienne, appelait à un "bon petit coup de barre à droite"?
On voit ce qu'il en est aujourd'hui :
Aux USA, le champion du libéralisme nationalise les établissements bancaires pour pallier les inconséquences des spéculateurs! Après des décennies de laxisme, on voit le résultat. C'est G. Bush père qui proclamait lors de sa visite chez Monsanto: "moi mon job, c'est de dérèglementer".
En France, c'est bien connu, nous sommes toujours en retard d'une connerie sur l'Amérique. Après les cadeaux aux riches et les baisses d'impôts, on invente des taxes à tout va. Où est la chérence ??? On nous avait pourtant fait croire à l'époque que la droite c'était la création de richesses par l'initiative privée et la gauche, l'augmentation des impôts...
La fin de l'histoire qu'ils disaient...!
On se serait presque senti coupable de ringardise.

NON, le marché n'est pas vertueux par nature,
NON, les hommes ne sont pas des marchandises,
NON, le libéralisme n'est pas la solution aux problèmes de la destruction de la planète...

Libéralisation,
Privatisation,
Dérèglementation...
Autant de couleuvres qu'on a voulu nous faire avaler...

Va-t-on enfin oser relever la tête ???
Pas sûr! Non pas sûr du tout!!!

17.09.2008

Des médailles très "sarkoziennes"

f1952a047761b3a4e7580849fcd7d776.jpgL'une des dernières trouvailles du ministre de l'éducation est la distribution de médailles au bac. Et pourquoi pas durant toute la scolarité ?
Très "sarkozien" a dit Devedjian en s'en félicitant.
Cette nouvelle proposition me semble en effet très représentative de l'esprit que cherche à développer ce régime.
La France du "travailler plus", des gagneurs, des killers!
La rémunération "au mérite", les faveurs accordées aux riches, le culte de l'argent et de la réussite!
Pas question ici de dévaloriser les efforts que chacun accomplit au jour le jour pour gagner sa vie...
Mais insister autant sur la réussite individuelle, c'est renforcer singulièrement la compétition entre les personnes et disqualifier l'esprit de collaboration. Il va dans le sens naturel de chacun à défendre son pré carré, alors que le travail collectif demande toujours beaucoup d'efforts.
Tiens, prenez l'exemple récent des J.O. Le seul sport collectif a avoir brillé est le hand-ball. Mais c'est aussi la discipline où l'esprit d'équipe apparaissait aussi évident!
Pas de miracle donc, dans une organisation quelle qu'elle soit, soit on valorise l'entraide et la collaboration soit on déifie la réussite individuelle. Il n'y a pas d'entre-deux!!! 
 

15.09.2008

Mais qu'est-ce que t'as doudou dis donc?

L'un de mes amis me fait part des questions qu'il se pose concernant le "doudou" de son petit garçon. Je me me permets de soumettre à votre sagacité ces quelques réflexions:

- le "doudou" est une invention (plutôt récente) des parents et non de l'enfant lui-même qui, bien sûr, n'avait rien demandé!
- cette invention, vaguement inspirée de la psychanalyse (cf l'objet transitionnel de Winnicot) est, en principe, destinée à rassurer l'enfant face aux diverses situations de séparation qu'il est amené à vivre en créant un substitut permanent à la présence physique des parents.
- ainsi les parents délèguent à un objet sans valeur réelle la charge de les représenter dans les moments qu'ils pensent les plus angoissants pour l'enfant, en particulier au coucher, ou au départ chez la nourrice, ou bien encore lorsque l'enfant manifeste en pleurant sa volonté d'exister comme un être autonome.
- cet objet tire donc son importance de sa valeur symbolique, valeur définie et pensée par les parents avant de l'être par l'enfant.
- ce sont donc les parents les responsables de l'investissement démesuré que l'enfant a placé dans ce "doudou". Par conséquent, un enfant qui perd ou qui cache cet objet, qui le maltraite ou le salit, manifeste peut-être de cette façon sa volonté de s'en défaire.
- mais, comme pour toutes les séparations, celle d'avec le doudou angoisse toujours plus les parents que l'enfant qui, lui, sent bien (inconsciemment) que sa destinée est de s'autonomiser de ses géniteurs.
Pour autant, comme toutes les situations de rupture brutale, la perte du doudou est vécue nécessairement comme une douleur chez l'enfant qui manifeste son angoisse en pleurant ou en hurlant, ce qui redouble l'anxiété des parents qui se mettent à retourner ciel et terre pour retrouver l'objet disparu, pensant ainsi ramener le calme dans le chaud foyer domestique.

à vous 

12.09.2008

Le pape, sarkozy et l'évangile

e3ab44991a140f042345a68ffd416f1f.jpgLe président reçoit le pape en grande pompe ce matin, paraît-il!
Renouvelant le geste qu'il n'avait accompli qu'une fois, c'était pour Nelson Mendela, il va l'accueillir en personne à Orly.
Grand bien lui fasse, s'il compte ainsi s'attirer les sympathies des catholiques de France et en particulier de ceux qui s'affichent comme les moins tolérants et les plus fermés à l'évolution des idées.
Mais ces préoccupations bassement électoralistes ne devraient pas nous faire oublier que l'déal de pauvreté qui fait l'essentiel du message de Jésus Christ dans l'Evangile ne semble pas intéresser ce président fasciné par l'argent et par la réussite qu'il procure et surtout permet d'afficher. Ses amis Bouygues, Bolloré, Arnault, Lagardère, son attirance pour "l'american way of life", l'augmentation de 200% qu'il s'est octroyée, les cadeaux faits aux riches, sa politique implacable contre les immigrés... tout cela ne me semble pas coller avec le Christ ami des humbles et défenseur des petites gens!
Peut-être Benoît XVI va-t-il lui rappeler ces principes simples ? (là je me marre!!!)
Mais, lui-même, les représentent-ils mieux ces milliards de délaissés, vicimes du capitalisme international et des puissances d'argent ? (là je me marre plus!)

08.09.2008

Triviale poursuite

Walt Disney en visite ces temps-ci en Charente Maritime!
La Rochelle puis Royan.
Il y a 8 jours, c'était Blanche Neige et les 7 nains!
Ce WE, Ali Baba et les 40 voleurs!
Raffarin l'a bien dit: le président nous regarde. "L'oeil était dans la tombe et regardait Caïn".
Ca me rappelle ce vieux pot de chambre (on disait aussi vase de nuit) chez ma grand-mère, avec un oeil au fond!
Devedjian l'a affirmé: 60 réformes en 16 mois! Qui dit mieux? Encore un beau marin qui vient de gagner une magnifique montre en bois! Approchez! Approchez, braves gens!
Le beau Bertrand qui venait de faire sa première communion solennelle à la cathédrale, l'après-midi même, entouré de ses parents et de tous ses frères et soeurs, a regardé la France dans les yeux hier soir sur France 2! Quel beau regard il a ce jeune homme, à la télé le soir, pendant la bouffe de 20 h.
Nous, nous sommes unis, qu'il a dit! C'est pas comme les autres, ceux de La Rochelle, qui ne pensent qu'à eux et pas aux français! Nous, on pense aux français! On pense pas du tout à nous, on s'oublie pour eux, pour faire le bien autour de nous! On est tout dégoulinant de dévouement au service de notre prochain, on a bien retenu les leçons de notre première communion solennelle, qu'on a fait à la cathédrale, en présence de monsieur l'Archevêque, il n'y a pas si longtemps, sous le regard bienveillant de notre président.
Un conseil pour la route, précipitez-vous en Corse, on propose maintenant des visites guidées du jardin de la villa de C. Clavier, sise dans une résidence qui appartiendrait à notre cher ami de Rocca-Serra!
Au service des français, j'vous dis!

03.09.2008

Y a pas de honte!

31302ba621200efd0e931ce59e365096.jpgLe grand projet de loi hospitalière "Patients, Santé, Territoires" censé présenter un modèle exemplaire pour organiser une politique de santé publique adaptée à notre temps risque d'aboutir à une nouvelle loi baclée et mal ficelée, mais terriblement destructrice.
Nouveau coup de boutoir contre la Sécurité Sociale, ce projet veut placer l'Assurance Maladie sous la tutelle des A.R.S (Agences Régionales de Santé).
Sans concertation, comme à son habitude, ce gouvernement cherche à modifier en profondeur les structures de la Sécu et ainsi l'entraîner tout doucettement vers le privé!
Sans parler du statut des personnels qui sera évidemment remis en cause, c'est tout l'esprit de la Sécu égalitaire et solidaire qui, à terme, est balayé...

Quant au RSA, fameux "bouclier social" comme le dit Martin, il ne semble pas menacer le non moins fameux "bouclier fiscal" ! S'il vous plait, on ne joue pas dans la même cour! Quelques dizaines d'euros d'un côté, quelques centaines de millions de l'autre !!! Y a pas de honte comme le dit encore le Bonmartin.


Mais puisque tout le monde s'en bat l'oeil.....

pourquoi ce gouvernement se gênerait-il ?

02.09.2008

Du recyclage politique de l'échec scolaire

Décidément ce gouvernement n'est pas à une incohérence près.
Après le paquet fiscal, la taxe sur le capital,
Après la volonté affichée de revaloriser le dialogue social, la ruine du Code du Travail, 
Après le "travailler plus", la réduction du nombre d'heures passées à l'école.
Toutes ces contradictions qui dénotent de la part du président la volonté de "faire vite", c'est-à-dire de faire le malin, de montrer que lui peut réussir là où tous les autres ont échoué, il est à craindre que le tissu social fragilisé par les crises économiques, se déchire...
La semaine de 4 jours à l'école est un bon exemple de cette politique de l'audimat.
Si certains parents applaudissent, si certains enseignants se réjouissent, les inconvénients apparaissent dès qu'on réfléchit un peu :
- cette réduction associée à un alourdissement des programmes ne risque-t-elle pas d'engager les enseignants dans une fuite en avant et de provoquer un stress supplémentaire davant la lourdeur de la tâche ?
- les spécialistes préviennent tous que ces longues coupures ne respectent pas les rythmes biologiques de l'enfant.
- la réduction du temps passé à l'école entraîne nécessairement une montée des inégalités car le rôle des parents dans la scolarisation devient plus important.
- les enfants dits en difficultés, dépistés en début d'année, subiront la double peine; d'une part, continuer à souffrir pendant les heures normales de cours et d'autre part, rester en classe après les autres. Il faudra beaucoup d'habileté aux profs pour les convaincre du contraire!!!
- les heures supplémentaires distribuées (de quelle manière, au fait ?) introduiront une division de plus entre les enseignants, dans un milieu qui a plutôt besoin qu'on développe la collaboration et la vie d'équipe.


MAIS TOUT CELA N'EST QU'ECRAN DE FUMEE.


L'enjeu véritable est ailleurs. Ce qui en cause en fait c'est la destruction de l'école républicaine, égalitaire, gratuite et laïque.
Si l’Éducation nationale est un mammouth ingérable qui coûte cher et fabrique des illettrés, les solutions du gouvernement sont les suivantes: suppression de la carte scolaire, un directeur d’établissement chef d’entreprise, la fermeture d’écoles et la diminution du nombre d'enseignants, la sanction des résultats obtenus, l’ouverture de nouveaux établissements privés...(L'enseignement privé français, surtout catholique, est déjà le mieux financé parmi 25 pays d'Europe).
En ces temps de rentrée, le Bonfillon et le Beaudarcos multiplient les interventions pour justifier leurs réformes, se servant volontiers du plus malhonnête des arguments: l'attention portée aux élèves les plus en difficultés.
Mais qui est dupe ???

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